« Manifeste contre le Front National » par R.Lacaule et A.Chambon

«21 avril 2002, 20 heures. Le visage de Jean Marie Le Pen apparaît sur nos écrans de télévision. Les jeunes citoyens qui ont voté pour la première fois en 2012, comme moi, ont vécu cet événement, sans y prendre part. Nous ne pouvions pas voter à cette époque, mais nous savions qu’il s’était produit un fait important de notre histoire. Face à ce mælstrom politique, les républicains de tous bords se sont retrouvés autour de la candidature de Jacques Chirac qui obtint plus de 82 % des voix au second tour. La victoire n’était pas heureuse, sans faste ni éclat. La lourdeur d’une certaine incompréhension pouvait se ressentir dans tout le pays. Comment un leader d’extrême droite a-t-il pu arriver au second tour de l’élection présidentielle, en France ? D’autant qu’il y avait bien peu de similitudes avec le contexte économique et social dans lequel nous vivons aujourd’hui. Le chômage était moins élevé, la croissance plus forte. Deux éléments expliquent un tel score du candidat frontiste : l’abstention d’une part, et le sentiment d’insécurité d’autre part qui régnait chez de nombreux citoyens, au lendemain des attaques terroristes du Word Trade Center aux Etats-Unis. Cet engouement pour le Front National ne dura cependant que très peu de temps. Car si ses scores sont en constante augmentation depuis la première candidature de Jean Marie le Pen en 1974, les élections locales ont souvent donné de faibles résultats pour le Front National. Au-delà de leurs idées, aussi démagogiques soient-elles, le Front National a prouvé son inefficacité lorsqu’il était aux commandes de municipalités. Qui en doutait ? »

« (…) Je veux dire aux jeunes qui voient en Marine le Pen une solution, aux jeunes qui pensent qu’elle a réussi à dédiaboliser son parti, qu’elle ne fera, comme son père, qu’attiser la haine et le communautarisme. Je souhaite, comme tous les républicains, une réconciliation des Français, qu’importent leurs origines. Il n’existe pas de Français moins Français que d’autres. Je ne distingue pas entre les premières, secondes, et troisièmes générations. Il n’y
a pas non plus de Français de souches ou de Français d’apparences. Il n’y a que des Français de coeur, des citoyens qui partagent des valeurs communes, des principes qui nous rassemblent, de par notre histoire et notre construction multiséculaire.»

«(…) je prône un patriotisme apaisé. Non pas qu’il faille être patriote seulement les jours de commémorations. Mais comme le pensait le Général de Gaulle, le patriotisme n’est pas le nationalisme. Entre l’amour et la haine, il y a un mur qu’il ne faut pas franchir. Le repli sur soi n’a jamais fait de citoyens heureux, et encore moins la grandeur d’une nation. En revanche, nous devons nous retrouver plus souvent autour du drapeau tricolore, porteur de tant de valeurs, symbole de tant de luttes. Soyons fiers d’être Français, parce que notre histoire et nos valeurs nous permettent de l’être. Et si Jean Paul Sartre affirmait que l’existentialisme est un humanisme, je voudrais dire que la France est un humanisme. L’humanisme est un pragmatisme, et derrière le pragmatisme, il y a la réalité du monde tel qu’elle est aujourd’hui. Souvenons-nous de l’appel de Jacques Chirac lors de son discours du 11 mars 2007 : « Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre. Dans notre histoire, l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abîme. C’est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l’âme de la France dit non à l’extrémisme ». Le Front National n’a de cesse d’ériger l’homme contre l’homme, de diviser, et de spéculer sur la faillite morale et financière du pays. Je ne veux pas de ce combat là. Et si le général de Gaulle avait une certaine idée de la France, c’est bien l’idée d’un combat. Celui de l’homme, par l’homme, pour l’homme. (…) révolutionnons notre pays dans les règles de la République. La droite républicaine est à la hauteur des enjeux du XXIe siècle. Les jeunes gaullistes soutiennent cet impératif de progrès, ce devoir de responsabilité, cette exigence de solidarité.»

Préface par Jordan ROTIN

Délégué départemental de l’Union des Jeunes pour le Progrès Gironde.

Retrouvez le manifeste en intégralité sur : http://www.fichier-pdf.fr/2012/06/06/notre-engagement-contre-l-extreme-droite/

 

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