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	<title>Union des Jeunes pour le Progès</title>
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	<description>Le militantisme des idées</description>
	<lastBuildDate>Fri, 15 Mar 2013 13:13:22 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Pour une Ecole Républicaine &#8211; 1e partie</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 15:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le premier thème de prospective et de réflexion abordé par l’Union des Jeunes pour le Progrès. Comme nous l’avons souhaité dans notre démarche, la consultation des acteurs de l'éducation a pu alimenter notre réflexion. Et c’est avec un certains sens logique que nous abordons l’éducation, puisque tout commence avec et par l’éducation. <a href="http://www.u-j-p.fr/publications/pour-une-ecole-republicaine-1.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><b></b><span style="font-size: xx-large;"><b>Pour une Ecole Républicaine</b></span></p>
<p style="text-align: left;" align="center"><span style="font-size: x-large;"><em>« Enseigner la vie en société »</em></span></p>
<p style="text-align: left;" align="center"><b> </b></p>
<h1>PROLOGUE</h1>
<p style="text-align: justify;">Voici le premier thème de prospective et de réflexion abordé par l’Union des Jeunes pour le Progrès. Comme nous l’avons souhaité dans notre démarche, la consultation des acteurs de l&rsquo;éducation a pu alimenter notre réflexion. Et c’est avec un certains sens logique que nous abordons l’éducation, puisque tout commence avec et par l’éducation.</p>
<p style="text-align: justify;">Si notre société se trouve parfois dans un tel état de délitement, nous devons en trouver la cause pour grande partie aux origines, dès les premiers pas de l’enfant dans ce qu’il est convenu d’appeler un lieu de socialisation indispensable. Afin de matérialiser l’ensemble de nos propositions, nous souhaitons repositionner l’Ecole dans son acceptation la plus globale, à savoir un lieu distinct de la sphère familiale avec ses règles, ses pratiques. Ce positionnement se traduit d’abord par les mots et ensuite comme nous l’espérons par les actes. C’est pourquoi nous voulons que l’Education nationale ne porte plus ce nom et devienne l’Instruction nationale. Ceci fait sens avec l’ensemble de nos propositions qui visent à instruire la vie en société, atteindre un niveau de connaissance partagé, assurer une réelle égalité des chances et refonder la communauté éducative. Fidèles à nos valeurs, nous souhaitons donner une vision claire de l’école se basant sur la responsabilité des acteurs par l’autonomie de gestion et la sacralisation de cet espace de vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous trouverez dans ce rapport une réflexion nourrie de convictions et pour lequel je remercie chaleureusement les contributeurs au premier plan desquels Othman Nasrou.</p>
<p style="text-align: justify;">Première d’une grande lignée, ce rapport marque notre volonté de porter la réflexion à un niveau que nos concitoyens demandent, avec le sens critique suffisant, sans devenir des partisans aseptisés et enfermés. Dépassons les clivages devenus simplistes pour enfin aborder notre société dans toute sa dimension, au service de tous : telles sont les convictions de l’Union des Jeunes pour le Progrès.</p>
<p style="text-align: right;"> <em>Rudolph Granier, </em><em>Président</em></p>
<h1>SYNTHESE</h1>
<p style="text-align: justify;">Après quinze années d’ « éducation à la citoyenneté », matérialisées par les cours d’Education Civique, Juridique et Sociale (ECJS) depuis 2001, force est de constater que l’Ecole a de plus en plus mal à remplir sa mission républicaine : méconnaissance des droits et devoirs les plus élémentaires, montée des incivilités et des violences, défiance vis-à-vis des contenus pédagogiques relatifs à la citoyenneté sont autant d’indicateurs d’un échec latent de la démarche actuelle et de la nécessité d’une refonte de la question de la citoyenneté à l’école.</p>
<p style="text-align: justify;">L’importance de l’éveil et de l’éducation à la citoyenneté apparaît de plus en plus flagrante dans un contexte où la nation tend à déléguer cet apprentissage à l’Education Nationale, et non aux parents ou aux forces de l’ordre par exemple. Il s’agit d’une part de veiller au respect et à la discipline nécessaire à la vie scolaire, voire d’endiguer les incivilités ou les violences. Il s’agit d’autre part de préparer les élèves, futurs citoyens, aux indispensables règles sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">Or l’école apparaît aujourd’hui désemparée face à la multiplication et à la multiplicité des défis de la citoyenneté à l’école. Dans un certain nombre d’établissements, les difficultés pour faire appliquer les règles de l’école se font pesantes, présageant une insertion délicate dans la société pour autant d’élèves. A l’opposé, les solutions envisagées foisonnent mais demeurent souvent irréalistes, caricaturales ou superficielles.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre grille de lecture républicaine et pragmatique de la situation et des travaux sur le sujet nous a amené à retenir 8 propositions simples et cohérentes. Elles supportent les directions conceptuelles suivantes :</p>
<ul>
<li>Redonner à l’école sa crédibilité pour encourager au respect de ses règles</li>
<li>Donner à l’encadrement professoral les moyens d’appliquer son autorité</li>
<li>Remettre en valeur les règles communes</li>
<li>Renforcer le sentiment (souvent absent) de justice en milieu scolaire</li>
<li>Introduire la transmission de savoirs sur le civisme et réduire les débats inutiles</li>
<li>Préparer les élèves à leur vie économique, sociale et politique de citoyen</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Parallèlement, il nous semble essentiel de favoriser la diffusion des informations et des expériences réussies au sein de l’Education Nationale sur le thème de la citoyenneté. Nous avons enfin veillé à ce que le coût de nos propositions soit quasi nul.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce jeu de propositions constitue le premier volet de la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’UJP.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>CONSTATS GENERAUX</h1>
<h2>L’échec de l’éducation à la citoyenneté</h2>
<p style="text-align: justify;">S’il y a un large consensus des observateurs et des acteurs politiques sur l’importance à accorder à l’éducation à la citoyenneté dans le cadre de l’Ecole, les moyens mis en œuvre pour réaliser cette ambition sont en constante évolution. Il y a également un changement profond dans l’objectif poursuivi, qui apparaît dans son intitulé même : « instruction civique » auparavant, il a été question d’ « éducation civique » à partir du milieu des années 1980 alors qu’aujourd’hui, et depuis une quinzaine d’années environ, l’on parle davantage d’ « éducation à la citoyenneté ».</p>
<h4>Après quinze années d’ « Education à la citoyenneté »…</h4>
<p style="text-align: justify;">Après avoir été décrite dès 1996 comme « une redynamisation de l’éducation civique », l’éducation à la citoyenneté est présentée depuis, et notamment dans la circulaire du 16 juillet 1998[1] comme ayant « explicitement [...] [la] charge [de] l’éducation aux valeurs universelles des droits de l’homme, de la démocratie, de la République ».  Il s’agit donc d’une notion extrêmement large allant des droits de l’homme à la notion de citoyenneté en passant par le sens de la responsabilité, la vie en société, la civilité et l’éducation au jugement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce changement dans la définition de l’éducation à la citoyenneté s’est accompagné d’une nouvelle méthodologie d’enseignement, basée essentiellement sur la pratique et non sur l’instruction, où l’interactivité et la démarche individuelle sont les maîtres mots. Elle repose essentiellement sur une nouvelle matière, introduite en 2001 au Lycée : l’Education Civique, Juridique et Sociale, dite ECJS. La rentrée 2011 marquera donc le dixième anniversaire de l’introduction de cette nouvelle matière.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette nouvelle approche a donc considérablement élargi le champ d’action et les objectifs de l’ « instruction » ou de l’ « éducation civique ». Mais pour quels résultats ?</p>
<h4>… La méconnaissance des droits et des devoirs ….</h4>
<p style="text-align: justify;">Le premier constat qui s’impose est celui de la méconnaissance par les jeunes, et en particulier les lycéens et collégiens, de leurs droits et devoirs les plus élémentaires. Faute de disposer d’une étude quantitative valable, une simple enquête qualitative basée sur des entretiens permet très facilement de se rendre compte du degré d’ignorance de la loi chez les adolescents. Qu’est-ce qu’un Code Civil ? Que risque-t-on pour telle ou telle infraction ? Qu’est-ce que la responsabilité civile ? Autant de questions auxquelles une part importante des adolescents ne semble pas en mesure de répondre. Pourtant, les « compétences sociales et civiques » font partie du « socle commun de connaissances et compétences »[2], introduit dans la loi de 2005, avec notamment les « droits et devoirs du citoyen ». Cela n’empêche pas aujourd’hui de nombreux jeunes d’être responsables pénalement sans avoir la moindre notion juridique quant à leurs droits et devoirs, et de tout ignorer du fonctionnement comme des principes de la Justice en France. L’anecdote de Sofiane, jeune de 17 ans condamné et incarcéré pour vols et trafic de stupéfiants, est à cet égard éloquente : c’est en prison, dans le cadre d’un cours d’éducation civique, qu’il découvre la loi et ses fondements[3].</p>
<p style="text-align: justify;">Cette méconnaissance des droits et des devoirs est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans un contexte où les jeunes sont exposés de plus en plus tôt et de plus en plus fréquemment à des problématiques juridiques. Les délits et crimes où des jeunes en faute semblent ignorer la gravité de leurs actes faute de connaissances juridiques sont malheureusement très nombreux.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains acteurs semblent avoir pris conscience de la gravité du phénomène. L’Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire a par exemple mis en ligne un site Internet intitulé « Droit des jeunes » qui constitue un portail juridique à destination des jeunes[4].</p>
<h4>… Et la montée des incivilités et des violences…</h4>
<p style="text-align: justify;">Cette méconnaissance des droits et des devoirs les plus élémentaires s’accompagne naturellement d’une augmentation très forte des incivilités et violences commises par des jeunes, y compris en milieu scolaire. Evidemment, de nombreux phénomènes tout à fait étrangers à la question de l’ « éducation à la citoyenneté » doivent être pris en compte pour aborder cette question, et les études sur le sujet sont nombreuses[5]. Pour autant, il apparaît que l’ « éducation à la citoyenneté » telle qu’elle est mise en place depuis quinze ans n’apporte aucune solution à ce phénomène inquiétant, comme indiqué précédemment.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de mineurs impliqués dans des faits de délinquance a ainsi été multiplié par 12 en cinquante ans, pour atteindre l’extraordinaire chiffre de 220 000 mineurs en 2008[6]. Quel est le rôle de l’Ecole face à ce phénomène ? Quelles conséquences faut-il en tirer en ce qui concerne les contenus à mettre en avant ? Comment la pédagogie peut-elle prévenir la délinquance des mineurs ? Nous n’avons pas trouvé de réponse à ces questions dans les circulaires de l’Education Nationale ni dans les conclusions des différentes conférences et commissions sur l’avenir de l’Ecole. C’est pourtant intrinsèquement lié à la question de l’éducation à la citoyenneté.</p>
<h4>… Marquent l’échec de l’éducation à la citoyenneté….</h4>
<p style="text-align: justify;">L’éducation à la citoyenneté telle qu’elle est mise en place depuis quinze ans doit aujourd’hui être remise en cause à la lumière d’un constat simple : les collégiens et les lycéens semblent aujourd’hui plus éloignés que jamais des ambitions affichées depuis une quinzaine d’années. Que cette nouvelle approche en soit la cause ou qu’elle subisse elle-même les conséquences d’une nouvelle donne,  il ne nous appartient pas ici d’en juger. Mais ce constat impose une nécessaire refonte de l’éducation à la citoyenneté.</p>
<h4>… Malgré un intérêt réel des élèves !</h4>
<p style="text-align: justify;">Ce constat d’échec ne signifie pas que les principaux concernés se désintéressent de la question de la citoyenneté. Paradoxalement, il y a de nombreux signaux qui indiquent une soif d’engagement et un intérêt réel pour les questions qui relèvent du pacte social, notamment chez les lycéens et les étudiants. La mobilisation lycéenne dans les manifestations contre certains projets de lois (CPE en 2006, réforme des retraites en 2010) est sans doute l’exemple le plus médiatique de cette envie affichée d’être partie prenante de la société, bon gré mal gré.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Auteurs :</span></p>
<ul>
<li><b>Fabien BOUVET, </b><i>Membre de la commission « Affaires Culturelles et Education »</i><i> </i></li>
<li><b>Stanislas JOLY, </b><i>Membre de la commission « Affaires Culturelles et Education »</i><i> </i></li>
<li><b>Jérémie LE GUILLOU, </b><i>Vice-président de l’UJP en charge de la Vie Etudiante</i></li>
<li><i> </i><b>Othman NASROU, </b><i>Vice-président de l’UJP en charge de la Prospective</i></li>
<li><i> </i><b>Charles PREVOST, </b><i>Coordinateur de la commission « Affaires Culturelles et Education »</i></li>
</ul>
<h1>PROPOSITIONS</h1>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Proposition 1.</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: red;"><strong>Redonner à l’école la crédibilité d’un « ascenseur social », notamment par l’exemple, en généralisant les visites d’anciens élèves venant présenter leur métier</strong> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>1.1.                   Objectifs de la proposition</h3>
<ul>
<li>Rendre sa crédibilité à l’école dans son rôle d’accompagnement de l’ascension sociale par le savoir et le mérite</li>
<li>Inciter au respect de ses règles</li>
<li>Revaloriser le travail des professeurs</li>
<li>Combattre le défaitisme de certains élèves ou parents</li>
</ul>
<h3>1.2.                   Diagnostic fondant la proposition</h3>
<p style="text-align: justify;">L’école a pour vocation de permettre à tous les enfants d’acquérir les savoirs et les compétences leur permettant de s’intégrer au mieux, selon leurs talents et leurs efforts, dans la société. Cet objectif semble de moins en moins crédible aux yeux d’une partie de la population, dont la méfiance se nourrit de données à la fois subjectives[7] et objectives[8]. Cette crédibilité est pourtant capitale car elle constitue l’intérêt même des élèves de fréquenter l’école, de fournir des efforts et de respecter ses règles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il apparait ainsi clair que plus l’école sera crédible dans son rôle d’ascenseur social, plus elle sera respectée, et plus elle sera à même de former les élèves au civisme et à la citoyenneté[9].</p>
<p style="text-align: justify;">La visite et le témoignage d’anciens élèves au sein des collèges et des lycées est une excellente façon d’exemplifier, d’incarner la possibilité de réussite. Elle représente la concrétisation des espoirs et des efforts des élèves et leur permet de se projeter dans un chemin vertueux.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est la raison pour laquelle, conscients de la nécessité de renforcer la crédibilité de l’école, nous proposons la généralisation des visites d’anciens élèves au sein des collèges et des lycées afin de témoigner sur leur parcours et leur métier.</p>
<h3>1.3.                   Convictions</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons qu’une société démocratique telle que la société française doit permettre à chaque élève de réussir selon ses efforts et ses capacités. Que la défiance des français vis-à-vis de cet accompagnement met en cause son efficacité. Que de plus elle concourt au désintérêt, à l’indiscipline, à la passivité ou à l’incivilité des élèves qui ne peuvent se projeter positivement. Que dès lors des moyens doivent être mis en œuvre pour renforcer la crédibilité de l’école dans sa mission républicaine et méritocratique.</p>
<h3>1.4.                   Pistes pour une mise en œuvre</h3>
<p style="text-align: justify;">Le recours à des témoignages d’anciens élèves est une idée parmi d’autres pour renforcer la crédibilité de l’école dans sa mission républicaine. Il est également envisageable de réformer et de renforcer l’orientation, de recourir aux médias locaux ou nationaux pour mettre en avant des cas de réussite scolaire, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas des témoignages nous semble toutefois être la meilleure car elle allie simplicité, efficacité, et gratuité. Simple car elle n’implique que la création de base de données de « témoins » volontaires dont on peut estimer qu’ils pourront être relativement facilement trouvés et motivés pour s’exprimer sur leur parcours. Nous prônons des témoignages nombreux, par exemple un par an et par classe au collège et au lycée, car cela permet à la fois de renforcer les messages globaux, de convaincre sur l’utilité de l’école et d’ouvrir des perspectives sur des métiers différents. Ajoutons qu’il n’y a selon nous aucune limitation à poser quant aux caractéristiques des intervenants (âge, profession etc.). Les seules conditions notables sont celles de prôner l’utilité de l’école et d’une profession, et, pour être plus convaincant, d’impliquer des anciens élèves de l’établissement visité. Efficace car elle permet une mise en perspective locale sur des éléments concrets et, si répétée, est fortement persuasive à notre sens. Enfin gratuite, car elle ne demande que la mise à disposition d’une heure par an et par classe pour l’intervention de bénévoles, qui contactés ou volontaires, seront sans doute heureux d’intervenir.</p>
<h3>1.5.                   Conditions de réussite</h3>
<ul>
<li>La mise à disposition d’une heure</li>
<li>La constitution d’un réseau d’intervenants pour chaque établissement</li>
<li>La coopération de la communauté éducative</li>
</ul>
<h3>1.6.                   Coûts engendrés</h3>
<p>Quasiment aucun, si l’on ignore les frais de mise en place et d’organisation.</p>
<p><b> </b></p>
<h2>Proposition 2.</h2>
<p><span style="color: red;"><strong>Former les enseignants à l’autorité et à la pédagogie, grâce à :</strong></span></p>
<ul>
<li>Une formation initiale</li>
<li>Des séminaires annuels de formation</li>
<li>Le renforcement des entraides inter-professorales</li>
<li>Apprendre aux enseignants comment instiller respect et écoute au sein des classes.</li>
<li>Préparer les élèves à l’autorité de l’Etat.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2.1.                   Objectifs de la proposition</h3>
<ul>
<li>Apprendre aux enseignants comment instiller respect et écoute au sein des classes.</li>
<li>Préparer les élèves à l’autorité de l’Etat.</li>
</ul>
<h3>2.2.                   Diagnostic fondant la proposition</h3>
<p style="text-align: justify;">L’enseignement est organisé en France par classes, au sens d’un groupe d’élèves d’une même génération le plus souvent constitué d’une vingtaine à une trentaine d’individus. Cette mutualisation de l’enseignement est rendue nécessaire par la scolarisation de masse.</p>
<p style="text-align: justify;">Une instruction efficace requiert l’attention de l’élève, afin qu’il comprenne consciemment le savoir qu’on lui transmet, et qu’il le mémorise plus rapidement[10]. L’agitation du groupe, incluant les discussions entre les élèves, les événements perturbateurs, ou la remise en cause de l’enseignant, constituent une menace permanente pour l’efficacité de transmission des savoirs[11].</p>
<p style="text-align: justify;">Ces débordements grégaires sont des phénomènes naturels[12]. Toutefois, il est possible de les prévenir par des actions et des attitudes permettant de favoriser l’auto contrôle des individus et leur concentration[13]. Cette problématique fait l’objet de nombreuses recherches qui insistent sur l’établissement d’une autorité fondée sur un respect réciproque, lui-même généré par un discours et un comportement approprié de l’enseignant[14].</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la discipline en classe, l’atténuation de l’autorité dans certains établissements pose des problèmes comportementaux graves, incluant violences verbales et physiques[15]. Ces troubles sont souvent les prémisses d’inadaptations sociales ultérieures. Il existe donc une nécessité urgente de renforcer l’autorité des enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des spécialistes, rejoints par nombre de professeurs, s’accordent à dire que cette autorité pédagogique peut être acquise[16]. Ses principaux ressorts étant identifiables, ils peuvent donc être diffusés et appliqués par les enseignants.</p>
<p style="text-align: justify;">La communauté éducative dans son ensemble déplore aujourd’hui l’absence de formation des enseignants à la pédagogie et à l’autorité. Cette formation permettrait pourtant de prévenir les actes d’irrespect et de violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous préconisons donc l’introduction dans le cursus des enseignants d’une formation initiale, et, si possible, continue, à l’autorité et à la pédagogie. Nous proposons également l’introduction de mécanismes d’entraide entre les enseignants. Ce choix est guidé par nos valeurs républicaines, progressistes et gaullistes.</p>
<h3>2.3.                   Convictions</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons qu’une société démocratique telle que la société française doit permettre au plus grand nombre d’enfants d’accéder à un enseignement collectif égalitaire. Que l’Etat doit veiller à une efficacité raisonnable de cet enseignement. Que cette efficacité est partiellement liée à la discipline de la classe et à la concentration des élèves. Que cette discipline est assez largement permise par une autorité respectée qui peut être acquise par les enseignants. Que l’Etat a donc le devoir de former les enseignants à l’autorité et à la pédagogie.</p>
<h3>2.4.                   Pistes pour une mise en œuvre</h3>
<p style="text-align: justify;"><b>Formation initiale</b>. L’introduction d’une formation des (futurs) enseignants à l’autorité et à la pédagogie pourrait s’inscrire dans le programme de master des étudiants se destinant à des professions de l’enseignement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les stages sont évoqués par nombre de spécialistes mais semblent se heurter dans la pratique à une mise en œuvre litigieuse. Il nous semble utile que l’étudiant soit confronté à la réalité d’une classe pendant quelques semaines, afin de pouvoir rapprocher apprentissage théorique et réalité pratique. Toutefois, pour ce faire, nous préconisons l’accompagnement d’un professeur de la matière considérée en tant qu’assistant pour la préparation et la conduite des cours. Cette première approche est clairement l’occasion pour un étudiant qui ne dispose par encore de ses propres mécanismes pédagogiques, de s’enrichir des méthodes d’un enseignant plus expérimenté. De plus, cela participerait d’une meilleure cohésion et valorisation de la communauté éducative et serait selon nous positif aussi vis-à-vis des élèves, constatant un renforcement de leur encadrement et toute la légitimité de leur professeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, nous ajouterions à cette formation pratique la création de séances de formation à la pédagogie consistant à transmettre et à mettre en pratique les techniques permettant de renforcer l’autorité pédagogique et le respect des élèves. Cela pourrait, et devrait selon nous, passer par des méthodes pédagogiques innovantes telles que la diffusion de méthodes pratiques par des chercheurs en éducation, en psychologie et en violences, la mise en pratique filmée par des étudiants, afin qu’eux-mêmes prennent conscience de leur comportement, et l’accompagnement et les conseils d’autres étudiants ou de professeurs. Ces méthodes, originales, ne sont que l’acceptation d’une réalité : le métier d’enseignant implique une audience, et son efficacité requiert de prendre en compte la perception par cette audience.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Formation continue</b>. Nous préconisons également l’instauration de séminaires annuels de formation à l’autorité et à la pédagogie. Ce rendez vous annuel obligatoire pour les professeurs d’un même établissement serait l’occasion de partager des expériences et d’entendre les résultats de chercheurs sur l’autorité ou le respect. Ainsi, au travers de conférences, de tables rondes, de groupes de travail, les professeurs pourraient chaque année revoir leur approche de la pédagogie. Au-delà de l’apport direct, ceci aurait aussi pour intérêt de renforcer la cohésion de l’équipe pédagogique, élément souvent considéré comme vital pour la diffusion de l’autorité au sein d’un établissement. L’organisation de ces séminaires serait à la charge des directions d’établissement, permettant une souplesse dans le contenu et les objectifs propres à s’adapter à chaque situation de terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Partage entre les enseignants</b>. Nous pensons que le renforcement de l’équipe pédagogique et la diffusion des expériences positives appellent la mise en place de séances d’observations et de travail entre les enseignants. Il s’agirait, dans un but constructif, de donner l’occasion à certains enseignants d’assister aux cours de celui d’une autre matière, afin d’échanger par la suite sur sa méthode pédagogique. Il ne s’agit pas d’une évaluation, mais d’un partage de conseils. L’observation serait tournante, une ou plusieurs fois par an. Une nouvelle fois, la présence d’un second professeur dans la classe a vocation à améliorer la pédagogie et l’autorité des élèves tout en agissant positivement sur la concentration des élèves.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2.5.                   Conditions de réussite</h3>
<ul>
<li>Mise en place d’un véritable enseignement de la pédagogie et de l’autorité</li>
<li>Adhésion des enseignants</li>
<li>Organisation des établissements</li>
</ul>
<h3>2.6.                   Coûts engendrés</h3>
<p style="text-align: justify;">Une étude plus approfondie permettrait d’évaluer le coût précis de cette proposition. On relèvera que le gros des dépenses de mise en place serait dû au renforcement de la formation initiale des enseignants, le renforcement des entraides et de la formation continue pouvant se faire à un coût très faible et/ou pris sur le budget des établissements.</p>
<p> <b> </b></p>
<h2>Proposition 3.</h2>
<p><span style="color: red;"><strong>Préciser des règles de vie de classe et impliquer les élèves dans leur élaboration dès le collège</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>3.1.                   Objectifs de la proposition</h3>
<ul>
<li>Renforcer la clarté, la compréhension et l’adhésion des élèves aux règles communes.</li>
<li>Combattre la violence à l’école en s’attaquant au sentiment d’exclusion des élèves.</li>
<li>Impliquer les parents dans l’incitation au respect des règles.</li>
</ul>
<h3>3.2.                   Diagnostic fondant la proposition</h3>
<p style="text-align: justify;">En 2010, la gestion des actes de violence en milieu scolaire par les établissements et le gouvernement se fait souvent via des sanctions <i>a posteriori</i>. Les différents rapports sur le sujet mettent en effet beaucoup en avant les différents moyens de sanctionner de tels actes ainsi que les modes de formation du corps enseignant à mieux réagir face à la violence. Si ces études et ces mesures sont nécessaires, l’ensemble des acteurs reconnaît qu’elles ne sont pas suffisantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport Bauer[17] remis au Ministre de l’Education Nationale en mars 2010 déplace la réflexion en soulignant l’importance de redonner du sens à la sanction et de mieux mesurer la violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble que dans certains cas cette violence scolaire trouve ses sources dans ce qu’on pourrait appeler la violence <i>de</i> l’école2, qui par son inefficacité à insérer les plus défavorisés génère des réactions de rejet de la part de ces derniers. Les désillusions provoquées par un échec scolaire répété et les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi pour une certaine frange de la population seraient à l’origine d’une violence anti-scolaire incompatible avec la tranquillité de la vie de classe nécessaire à la réussite de tous. La simple réaction <i>a posteriori</i> face à la violence scolaire n’est donc pas suffisante pour l’éradiquer.</p>
<p style="text-align: justify;">L’introduction de règles de vie de classe est une mesure parmi d’autres permettant le renforcement de la cohésion, de la compréhension, et du sentiment d’engagement et de justice au sein des classes de l’éducation nationale. Ce choix est guidé par nos valeurs républicaines, progressistes et gaullistes.</p>
<h3>3.3.                   Convictions</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous considérons que la violence n’a pas sa place à l’école. Que des mesures de répression sont l’expression d’une nécessaire justice et tendent à limiter les débordements anti sociaux. Nous considérons toutefois que la prévention des actes de violence par la présentation et l’insistance sur les règles est une solution complémentaire au problème de la violence. Que cette solution est renforcée par la participation des élèves à la rédaction de celle-ci. Que, plus généralement, l’engagement des élèves et des parents au respect des règles communes est une donnée essentielle de la vie moderne des établissements scolaires.</p>
<h3>3.4.                   Pistes pour une mise en œuvre</h3>
<ol>
<li><b>a.       </b><b>L’implication des élèves dans la salle de classe</b></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Le rapport Bauer met aussi en avant de façon plus discrète le rôle déterminant de mesures <i>a priori</i> destinées à mettre en place un environnement propice aux relations non-violentes. En mettant l’accent sur la participation des élèves à l’élaboration des règles de vie de la classe et en encourageant une interactivité accrue avec les parents, la pédagogie <i>Freinet</i> aurait permis, selon ce rapport, de diminuer la violence scolaire dans les établissements où elle a été essayée. Cette méthode s’appuie notamment sur l’abolition des sanctions traditionnelles, qu’elles soient positives (méthode de notation) ou négatives (punition) et vient donc remettre en cause la relation traditionnellement verticale de l’enseignant aux élèves et à leurs parents. Cette approche permet ainsi aux élèves de se sentir acteur de leur destin à travers leur participation active à la vie de classe et donc au bon fonctionnement du système éducatif. Si cette méthode peut paraître quelque peu radicale, il semble que l’application de certaines de ses composantes à l’ensemble des collèges de France favoriserait une vie scolaire plus interactive, moins exposée à l’exclusion de ses membres. Dans ses recommandations finales, le rapport Bauer préconise dès la rentrée scolaire, « <i>la mise en place d’un contrat d’objectifs signé par l’élève, la famille, le professeur principal et le chef d’établissement</i>. » On pourrait envisager d’aller plus loin en impliquant les élèves dans la rédaction d’un règlement propre à leur classe en début d’année, afin que chacun adhère à des règles de vie simple garante de sérénité et d’esprit de justice.  Une séance en début d’année permettrait aux élèves et au professeur principal d’établir une charte des règles qui s’appliqueront à la classe au cours de l’année.  Ces règles pourraient concerner la prise de parole, la façon de s’adresser aux autres ou tout autre sujet s’inscrivant dans la continuité du règlement de l’établissement concerné.</p>
<ol>
<li><b>b.      </b><b>L’implication des parents dans la vie scolaire de leurs enfants</b></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Une implication accrue des parents dans la vie scolaire de leurs enfants est aussi un moyen de limiter la violence. Il semble en effet que ces parents sont de moins en moins impliqués dans la vie scolaire de leurs enfants et cette scission entre le monde familial et scolaire peut mener à des incohérences entre les règles de vie auxquelles sont soumis les élèves. Ceci est notamment lié au fait que les parents ont du mal à se tenir au courant de ce qui se passe à l’école. Le rapport Bauer prend l’exemple de l’inefficacité du carnet de correspondance, rarement montré aux parents.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport propose donc « <i>qu’au collège, et notamment en 6ème, la rentrée scolaire soit étalée sur une semaine afin que des rencontres individuelles puissent être organisées entre parents d’élèves et enseignants. Ces rencontres seraient également l’occasion de clarifier les missions de l’école, les fonctions de chacun des personnels, le rôle du carnet de correspondance ou des sanctions ».</i> Ce rôle approfondi des parents a d’autant plus d’importance que ces derniers peuvent eux aussi souffrir d’un sentiment de désillusion vis-à-vis de l’école et n’ont pas forcément conscience de l’importance de son rôle dans l’intégration de leurs enfants.  Un suivi continu des relations enseignants/parents est aussi souhaitable afin de permettre à ces derniers de se maintenir informer.</p>
<h3>3.5.                   Conditions de réussite</h3>
<p style="text-align: justify;">Le succès de ces deux propositions repose sur l’adhésion des enseignants au renouvellement partiel de leurs méthodes pédagogiques. Il n’est en effet pas acquis que tous acceptent un mode de fonctionnement plus horizontal dans leur rapport aux élèves. Une communication et des directives claires sont donc indispensables.</p>
<h3>3.6.                   Coûts engendrés</h3>
<p style="text-align: justify;">Les ressources engagées pour la mise en place d’une telle mesure concerneraient essentiellement le temps en plus consacré par les enseignants dans le cadre de l’interaction plus poussée avec les parents d’élèves. Si l’élaboration des règles de vie de classe se ferait pendant les heures de cours, on peut envisager des heures supplémentaires afin que ceux-ci puissent rencontrer les parents à hauteur de trois à quatre fois par an.  Sur la base de classes de trente élèves, et de rencontre de trente minutes, le nombre d’heures qu’un professeur principal aurait à consacrer aux parents d’élèves serait de l’ordre de quarante cinq heures par an. On aurait donc une situation d’une heure supplémentaire par semaine annuellement, ce qui coûte 1223 euros pour un enseignant de niveau certifié, et 1750 euros pour un enseignant agrégé1. Mais des options existent pour limiter ces coûts On pourrait en effet envisager une utilisation accrue d’Internet avec des interfaces réservées aux parents afin qu’ils soient tenus au courant de l’évolution de la vie de classe.</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: left;">
<address>[1] http://www.education.gouv.fr/bo/1998/29/ensel.htm<br />
[2] http://www.education.gouv.fr/cid2770/le-socle-commun-connaissances-competences.html</address>
<address>[3] http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/lagarde-accueille-un-detenu-a-l-assemblee-nationale-19-10-2010-1114840.php</address>
<address>[4] http://www.droitsdesjeunes.gouv.fr/</address>
<address>[5] http://www.debatnational.education.fr/index.php?rid=25&amp;content_id=248</address>
<address>[6] http://www.justice.gouv.fr/budget-et-statistiques-10054/chiffres-cles-de-la-justice-10303/chiffres-cles-de-la-justice-des-mineurs-18992.html </address>
<address>[7] Voir par exemple Marie Duru-Bellat, L’inflation scolaire : les désillusions de la méritocratie. Paris : Seuil (La république des idées), 2006 et Louis Chauvel, L’école et la déstabilisation des classes moyennes, Éducation et Sociétés, n° 14/2004/2</address>
<address>[8] Pour un exemple, voir La difficile démocratisation de ces voies d&rsquo;excellence, Le Figaro, 8 septembre 2009, 497 mots</address>
<address>[9] Houssaye J., Discours sur le mauvais élève, Carrefours de l’éducation 2008/2, n° 26, p. 229-254</address>
<address>[10] Voir par exemple Frances C. Fowler et Thomas S. Poetter, Comment et pourquoi les Français réussissent en mathématiques : leur politique, leurs programmes et leur pédagogie, in Curriculum Inquiry-34-3, septembre 2004, 283-314, repris par Éducation et Sociétés n° 17/2006/1</address>
<address>[11] Houssaye J., Discours sur le mauvais élève, Carrefours de l’éducation 2008/2, n° 26, p. 229-254</address>
<address>[12] Christophe HÉLOU, Résister pour exister : le défi des élèves, Éducation et Sociétés, n° 25/2010/1</address>
<address>[13] Anne Barrère, Les chefs d’établissement face aux enseignants : enjeux et conflits de l’autonomie pédagogique, Revue Française de Pédagogie, 2006, N°156, disponible sur http://rfp.revues.org/459#text</address>
<address>[14] Voir par exemple : Mireille SNOECK, Formateurs d&rsquo;enseignants (De Boeck Université, 2002), Dominique Bucheton et al., Le développement des gestes professionnels dans l&rsquo;enseignement du français (De Boeck Université, 2008), Maurice Tardif et Clermont GAUTHIER, Former des enseignants professionnels (De Boeck Université, 2001), Malet R., Former, réformer, transformer la main-d’oeuvre enseignante ? Politiques comparées et expériences croisées anglo-américaines, Éducation et Sociétés 2009/1, N° 23, p. 91-122</address>
<address>[15] A ce sujet, voir Les actes de violence recensés par SIVIS dans les établissements publics du second degré en 2007-2008, Ministère de l’Education Nationale, Note d’Information 08.34</address>
<address>[16] Ressort de diverses rencontres ou colloques avec des enseignants expérimentés et des chercheurs, incluant des membres du Haut Conseil de l’Education</address>
<address>[17] Mission sur les violences en milieu scolaires, les sanctions, et la place de la famille, rapport remis au Ministre de l’Education Nationale, mars 2010</address>
<address>2 Violence à l’école, violence de l’école, Sandrine Garcia et Franck Poupeau, octobre 2000, Le Monde diplomatique</address>
<address>1 Grille de salaires exposée sur le site du Ministère de l’Education nationale</address>
</div>
</div>
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		<title>La conquête des territoires : plus que des mots, des actions avec l&#8217;UJP !</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 15:32:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous grandissons. Et nous entraînons dans notre sillage toute une nouvelle génération qui souhaite s'engager différemment. <a href="http://www.u-j-p.fr/actualite/la-conquete-des-territoires-plus-que-des-mots-des-actions-avec-lujp.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous grandissons. Et nous entraînons dans notre sillage toute une nouvelle génération qui souhaite s&rsquo;engager différemment. Au-delà de Paris, notre vocation est de partager nos convictions avec le plus grand nombre. Comme vous avez pu le constater, c&rsquo;est en Gironde que la première Fédération de l&rsquo;UJP a été lancée, suivie de très près par la Haute-Garonne, l&rsquo;Oise puis de nombreuses autres sur l&rsquo;année 2013 : le Bas-Rhin, le Rhône, la Seine-Maritime&#8230; C&rsquo;est ainsi avec l&rsquo;indispensable regard bienveillant des premiers adhérents de l&rsquo;UJP que nous construisons, pierre après pierre, notre réseau de Compagnons. L&rsquo;objectif en est clair : nous assurer que les prochains enjeux électoraux seront ceux de l&rsquo;Union des Jeunes pour le Progrès. Notre esprit conquérant sera grand ouvert pour les élections municipales, les européennes et bien au-delà en 2015.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, il faudra compter avec l&rsquo;UJP sur tout le territoire, avec le même esprit de conviction, d&rsquo;audace et d&rsquo;ambition. Nous avons vocation a être la première force politique de jeunes: 2013 en sera l&rsquo;année de la réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez sur Facebook les premiers conquérants en <a href="http://www.facebook.com/UJPGironde" target="_blank">Gironde</a> avec Jordan Rotin, Niels Rolland en <a href="https://www.facebook.com/ujphautegaronne" target="_blank">Haute-Garonne</a> et Haroon Malik dans <a href="https://www.facebook.com/ujpoise" target="_blank">l&rsquo;Oise</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Rudolph Granier,</p>
<p style="text-align: justify;">Président.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sommes-nous prêts à devenir libres ?</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 16:12:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.u-j-p.fr/?p=706</guid>
		<description><![CDATA[Le spectacle des luttes politiques que l’histoire ou le monde moderne donne à voir semble avoir pour enjeu la liberté. Mot courant s’il en est, mouvant et fluant : tous veulent la liberté. Mais savent-ils ce qu’elle est ? <a href="http://www.u-j-p.fr/publications/sommes-nous-prets-a-devenir-libres.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://i0.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2013/02/Mouvement-des-idées-Liberté.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-707" alt="Mouvement des idées Liberté" src="http://i0.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2013/02/Mouvement-des-idées-Liberté.jpg?resize=188%2C300" data-recalc-dims="1" /></a>Le spectacle des luttes politiques que l’histoire ou le monde moderne donne à voir semble avoir pour enjeu la liberté. Mot courant s’il en est, mouvant et fluant : tous veulent la liberté. Mais savent-ils ce qu’elle est ?</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté telle que nous la concevons a une histoire : c’est un héritage. C’est une liberté garantie par la Constitution de la Ve République, c&rsquo;est-à-dire une liberté de combat. Liberté acquise de haute lutte par les engagements historiques du Général de Gaulle et des Compagnons de la Résistance qui répondirent à son appel. Les institutions de la Ve République sont nées d’une idée simple : laissés à eux-mêmes, les hommes attentent à leur liberté politique, pourtant le seul bien commun fondamental. Bien partageable, ceci implique que le nombre de ceux qui le possèdent n’est pas exclusif. Le général de Gaulle considéra en son temps qu’il fallait « voir les choses telles qu’elles sont », et affronter avec un pragmatisme éclairé et attentif le monde moderne. Cela engageait une conception de l’action politique qui ne recule pas devant des situations apparemment insolubles.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pourquoi la liberté gaulliste est une liberté de combat : née de la crise intérieure provoquée par le « régime des partis », lente et nuisible machine bâtarde à produire d’instables compromis, confortée par la nécessité vitale de la résistance à l’ennemi, et réaffirmée au lendemain d’une décolonisation douloureuse et fratricide, cette conception de la liberté est connaturelle de la crise. Semoncés de l’extérieur par des circonstances exceptionnelles, les Français ont parfois la mauvaise habitude d’ajouter une certaine passivité à leur esprit frondeur pour envenimer la crise elle-même. Or, si nous voulons exposer aujourd’hui la conception gaulliste de la liberté, c’est que nous estimons être face à une crise de grande ampleur, qui nécessite une politique claire et ferme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gaullisme, parce qu’il est attaché au passé au sens noble du terme, donc enraciné au cœur même de notre histoire commune, semble être pour certains un alibi politique, pour d’autres la nostalgie d’un passé brillant à jamais révolu, pour d’autres enfin, le mot et le nom qui forcent l’adhésion par l’autorité et clos toute discussion. Pour nous, qui, comme le général de Gaulle, croyons fermement en l’avenir, le gaullisme est au contraire un héritage à faire fructifier, car nous voici à nouveau placé devant une situation de crise qu’attisent les querelles partisanes et les jeux de pouvoir. Crise économique, et non plus seulement politique – mais aussi crise sociale, dans un monde où l’extrême richesse tend plus que jamais à produire davantage l’extrême pauvreté. Crise morale, enfin, car la France, comme déboussolée par les changements qu’elle doit affronter et les réformes qu’elle doit assumer, ne sait plus où tourner son regard et porter ses pas. Les changements politiques récents n’inspirent malheureusement pas plus confiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos Etats modernes sont le produit des luttes politiques des siècles passés, dont, à bon droit, et sous la garde de notre vigilance politique, nous héritons aujourd’hui. Lutte contre notre tendance innée à la dispersion et aux « luttes de palais », lutte contre un ennemi que notre faiblesse politique ne parvint pas à contenir, lutte contre la partition de la société en société de classes, lutte contre l’explosion sociale et la fin libérale de l’histoire que l’on nous prédisait aux « jours heureux » d’un libéralisme anglo-saxon benoitement et temporairement triomphant. Lutte, certes, mais pour quel enjeu ? Chez nous, un seul enjeu, qui nous réunit tous : la liberté. Mais non la liberté telle que l’entendent ceux qui veulent s’isoler pour jouir sans contact, non la liberté de ceux qui veulent faire ce qui leur plaît.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté, mot chéri des peuples s’il en est. Mais aussi, mot obscur et confus pour les analystes. Mot qui porte à rêver, à s’indigner, se soulever, mais aussi à se confondre et à s’égarer. Le sens politique du mot « liberté » consiste dans l’équilibre entre les aspirations individuelles et les nécessités strictes et contraignantes d’une vie sociale dont nous ne pouvons-nous passer. Une institution seule peut assurer cet équilibre fragile toujours à réaffirmer, à conforter. Une institution seule, disons-nous, en attendant le jour où les hommes, moralement achevés, se présenteront d’eux-mêmes face au règne de la loi, et n’auront plus besoin d’être conduits sur les chemins malaisés de la liberté. Espoir ou idéal, peu importe ! En attendant, l’Etat assure la mission de contenir les hommes dans les limites de la liberté, en les gardant des frontières de la licence, c&rsquo;est-à-dire, du moment où les désirs et les passions prennent le pas sur la vie collective, et entrainent la société dans le désordre.<br />
S’interroger sur le sens moderne de la liberté politique exige donc de considérer les liens tissés entre des hommes aspirant à une vie individuelle et isolée des règles communes, et les mêmes hommes considérés comme citoyens, c&rsquo;est-à-dire en constante relation avec l’Etat et les choses publiques. A ce titre, la liberté est l’horizon de toute vie politique, et le moyen par lequel la vie publique est rendue possible. Fin et moyen : pour l’homme, que l’on a pu appeler « animal politique », elle est le tout de la vie commune.</p>
<p style="text-align: justify;">A travers ces liens entre individu et espace public se forge la définition même de liberté publique. Mais les libertés publiques sont aujourd’hui menacées de toutes parts. C’est un point sur lequel notre attention civique doit s’attarder. La pleine et sereine considération de ces menaces doit nous mener à réaffirmer le sens gaulliste de la liberté politique, pour affronter cette situation de crise.</p>
<p style="text-align: justify;">Les critiques de défenseurs de la liberté poussée jusqu’à son paroxysme envers les démocraties libérales sont nombreuses. Dans notre monde en passe de mondialisation, le sens le plus courant du mot liberté est véhiculé par une certaine conception anglo-saxonne et libérale du mot. Malheureusement pour nous, le cours de l’histoire française ne va pas dans le sens de cette conception libérale. Jugée comme excessivement interventionniste, notre conception républicaine de la liberté trouve son opposé dans la liberté considérée comme absence de contrainte. Celle-ci a été définie avec une clarté notoire par Locke, à qui on doit reconnaitre d’avoir jeté les fondements d’une conception libérale de l’action publique et de la « liberté naturelle » de l’homme : « ne reconnaître sur terre aucun pouvoir qui lui soit supérieur, de n&rsquo;être assujetti à la volonté ou à l&rsquo;autorité législative de personne, et <em>de</em> n&rsquo;avoir pour règle que la seule loi naturelle »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-1' id='fnref-706-1' onclick='return fdfootnote_show(706)'>1</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">La condition naturelle de l’homme est un état où les individus sont parfaitement libres d’ordonner leurs actions, de disposer de leurs biens et de leurs personnes comme ils l’entendent. Etat pré-politique, il est toutefois pour nous le bon indicateur d’une situation inconnue, et des chausse-trappes à éviter dans les conflits civils, où les revers de la liberté restituent les hommes à une condition naturelle dont on doute qu’ils goûtent les joies.<br />
On peut douter que les hommes veulent une telle liberté, car les hommes ne vivent pas de leur propre solitude : naturellement enclins à se regrouper, ils sont donc naturellement poussés à entrer en conflit entre eux lorsque leurs intérêts individuels s’opposent.</p>
<p style="text-align: justify;">La contrainte intervient, selon Hayek, lorsque les actions d’un homme sont soumises à la volonté d’un autre homme au service, non de son propre dessein, mais du dessein de l’autre. De cette définition classiquement libérale de la liberté comme absence de toute contrainte, Hayek déduit alors (cette liberté étant un droit naturel ne pouvant donc être nié et même devant être garanti dans l’état civil), la nécessité de critiquer tout Etat, ce dernier étant prompt à exercer une contrainte sur les volontés particulières. Cette vision d’un libéralisme théorique ne saurait entrer dans notre conception de la liberté. L’intervention d’un Etat sans qualificatif de juste ou de normal est à souhaiter dans le cadre de circonstances exceptionnelles. En-dehors du champ de l’exception, de la crise, les interventions de la masse nébuleuse administrative difforme et innommable, tant son étendue est vaste et imperceptible, deviennent un frein aux énergies. Souvenons-nous des orientations issues du Conseil National de la Résistance. Et regardons simplement aujourd’hui les enchevêtrements inhibant notre société.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous comprenons qu’à travers cette perception libérale – et théorique, car nul ne vit ainsi – de la liberté sont jetés les fondements d’une intervention inexistante de la puissance publique, excepté ce qui viserait à maintenir l’espace de liberté pour l’homme. Espace illusoire, qui ne trouvera sa réalité que dans une inégalité sociale fratricide. Une telle conception de l’Etat ne fonderait en réalité qu’une liberté de papier, où la liberté ne servirait qu’à rentrer dans le règne médiocre de l’asservissement à ses propres besoins, dans un monde aussi incertain que violent. Ainsi, les libéraux, se refusant à toute intervention de la puissance dans le domaine public, voueraient les hommes à une violence aussi certaine que leur sociabilité : libres, certes, mais libres aussi de mourir de faim. Pour reprendre le mot de Rousseau : « On vit tranquille aussi dans les cachots : en est-ce assez pour s’y trouver bien ? »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-2' id='fnref-706-2' onclick='return fdfootnote_show(706)'>2</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, naturellement enclins à s’affronter pour des biens qui ne peuvent être partagés sans dommage, les hommes n’ont d’autre solution que de créer de toutes pièces un régime d’usage des objets et des biens, qui conforte l’utilisateur dans son bon droit de les posséder : la propriété. L’avènement de la propriété engendre alors le pacte social : « La liberté de l&rsquo;homme en société, c&rsquo;est de n&rsquo;être soumis qu&rsquo;au seul pouvoir législatif, établi d&rsquo;un commun accord dans l&rsquo;État, et de ne reconnaître aucune autorité ni aucune loi en dehors de celles que crée ce pouvoir, conformément à la mission qui lui est confiée (&#8230;). Chaque fois qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;hommes, s&rsquo;unissant pour former une société, renoncent, chacun pour son compte, à leur pouvoir de faire exécuter la loi naturelle et le cèdent à la collectivité, alors et alors seulement naît une société politique ou civile (&#8230;) »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-3' id='fnref-706-3' onclick='return fdfootnote_show(706)'>3</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">La fin concédée de la liberté naturelle telle que nous avons pu la décrire ne s’entend donc qu’à travers la nécessité pour l’homme de jouir de ses biens en paix et en sécurité. Pour autant, nous ne sommes pas dans la description et la reconnaissance de l’Etat pour les tenants de thèses libérales. Il s’agit ici de reconnaître la nécessité de légiférer pour que chaque homme conserve une liberté que nous qualifierons de positive au sens hobbesien du terme, tenant pour partie, contrairement à Rousseau, que la nature humaine n’est pas mauvaise en soi. L’homme reste libre de s’imposer une autorité supérieure pour son propre bien. Malheureusement, les fictions du libéralisme s’effondrent devant la réalité des faits, à commencer par celui de la partition de la société et la montée de l’indifférence.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi tentante et agréable que pourrait paraître la liberté naturelle, la nécessaire évolution vers la liberté de l’homme en société nous amène donc à concevoir la place de l’Etat dans nos organisations modernes. La seule alternative crédible à l’avènement d’un pouvoir central et organisé est le règne de la peur : Hobbes, autre penseur politique anglais, définissait cette alternative comme « la guerre de tous contre tous »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-4' id='fnref-706-4' onclick='return fdfootnote_show(706)'>4</a></sup>. Placés face aux premières revendications de leur nature, confrontés au nécessaire partage des biens exclusifs qui ne peuvent satisfaire tous les hommes, épouvantés, enfin, par la violence qui seule peut régler les querelles que ne manquent jamais de faire surgir les deux premières situations, les hommes n’ont d’autre solution que de remettre leur pouvoir à un tiers qui a les moyens de les tenir en respect. Les tenir en respect, dans le dur chemin du droit et de la loi. Ce tiers ne peut être que l’Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">Il nous faut donc nous en remettre à l’Etat. Cette situation nécessite pour les citoyens une connaissance certaine de la vie politique, du fonctionnement des institutions ou encore de mécanismes économiques souvent complexes. Les citoyens d’aujourd’hui sont-ils réellement libres d’opter en toute sérénité pour une orientation politique nécessitant de profondes connaissances techniques ? A titre d’illustration, il a été envisagé de passer par voie référendaire pour le Traité européen de Stabilité, de Coordination et de Gouvernance (TSCG). Il a finalement été adopté par la voie parlementaire. Nous aurions été curieux d’entendre un argumentaire permettant d’accepter ou non la définition de la situation budgétaire des administrations publiques d’une partie contractante (dans ce cas, les pays signataires) en équilibre ou excédentaire. Le TSCG nous en donne une définition : « <em>la situation budgétaire des administrations publiques d&rsquo;une partie contractante est en équilibre ou en excédent (…) si le solde structurel annuel des administrations publiques correspond à l&rsquo;objectif à moyen terme spécifique à chaque pays, tel que défini dans le pacte de stabilité et de croissance révisé, avec une limite inférieure de déficit structurel de 0,5 % du produit intérieur brut aux prix du marché</em> »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-5' id='fnref-706-5' onclick='return fdfootnote_show(706)'>5</a></sup>. La délégation et la transmission de pouvoir du citoyen vers la représentation nationale prennent alors tout leurs sens, mais pour autant, les électeurs ou même les militants sont régulièrement appelés à se prononcer lors d’élections sur lesquelles ils n’ont pas énormément prise. Pour vérifier le présupposé selon lequel le Peuple est compétent, ceci demande certes une implication de sa part plus forte qu’auparavant mais recouvrant une impérieuse nécessité. L’engagement de l’UJP est justement d’intéresser, de former le plus grand nombre pour passer de l’état d’homme à celui de citoyen.</p>
<p style="text-align: justify;">N’évoquant pas seulement les points techniques que peuvent recouvrir une élection, nous pensons également aux valeurs morales dont sont censés faire l’objet, outre la compétence, les candidats potentiels. Nous devons affronter la situation telle qu’elle est : la France est entrée dans une crise morale dont les racines atteignent aujourd’hui les fondements même de notre capacité à vivre ensemble. Désaveu des règles que nos Pères considéraient comme des guides certains pour marcher d’un pas assuré dans l’existence, déni de toute transcendance morale (perte du Bien, du Bon, etc.), relativisme morale outrancier et provocant, mise en scène de l’obscénité démocratique, dont même les élus les plus importants ne sont pas exempts, montée d’antagonismes religieux incompatibles, etc. La crise morale qu’affronte la France est profonde et les différentes voies ouvertes par le Gouvernement socialiste ne nous laissent pas entrevoir d’amélioration. Elle est aussi extrêmement grave, car elle se redouble d’une crise de la confiance. Atteints dans leur cohésion et leur économie, les Français sont encore plus durement touchés dans leur for intérieur, où l’estime qu’ils devaient se porter est réduite à néant. Le mépris de la grandeur nationale, le regard soupçonneux porté sur une histoire pourtant grandiose, la peur du jugement de minorités revendicatives ternissant la fierté nationale et disloquant le sentiment d’appartenance collectif, ou pire encore, la mise en scène de la faute morale de l’Etat et de la honte qui s’y attache telle que nos représentants s’y adonnent maintenant régulièrement : voilà tout ce qui abonde aujourd’hui la crise morale de la France et nous entraine dans les bas-fonds de la confiance. Nous plaçons la probité dans l’exercice de la fonction politique comme un élément indiscutable de l’engagement politique, condition de l’exercice libre de cette fonction.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cela, encore n’est rien, lorsque l’on considère combien le cœur des Français est loin du remède nécessaire à ces maux. Notre liberté politique est menacée par une perte progressive d’intérêt pour la chose publique. Et quand l’intérêt supplée à l’indifférence nouvelle, la réflexion concernant la chose publique fait cruellement défaut : l’exemplarité morale d’hommes comme Philippe Seguin, Jacques Chaban-Delmas ou Charles de Gaulle est une conception passéiste du politique pour beaucoup. Le politique, à de rares et vertueuses exceptions près, est devenu une « star » : non plus un modèle, un homme dont Plutarque eut pu décrire les mérites et les errances. Nos politiques, heureux de voir attachés à leurs pas éphémères les lueurs avides des caméras et des micros, s’abaissent à s’enfoncer dans le règne cathodique des scandales de mœurs. L’exemplarité renvoyée à des lendemains inconnus, comment imaginer que les Français changeront d’avis sur leurs représentants, à qui ils semblent n’accorder qu’une confiance teintée d’une dangereuse défiance ?</p>
<p style="text-align: justify;">A ce titre, le citoyen est lassé des affaires et des scandales : il regarde aujourd’hui d’un œil las et méprisant le ridicule de certains représentants politiques. La politique n’est rien d’autre qu’un « jeu » dont l’enjeu est le pouvoir pour lui-même et pour ce qu’il représente. La quête du pouvoir est maintenant mise en scène au cinéma et à la télévision : l’intérêt des téléspectateurs, et non des Français, va directement aux petites histoires qui éclipsent la grande. Le point de détail éclipse la peinture de la fresque entière, et l’intérêt porté à la vie individuelle empêche définitivement de comprendre le rôle joué dans l’histoire. Et si, de nos jours, on peut appeler les épouses présidentielles par leur prénom, on en oublie ce qui fit la force des mandats de De Gaulle et de Sarkozy que l’on ne parvient que malaisément à placer dans l’histoire politique française. Les Français ont donc perdu confiance en eux, certes, mais aussi en ceux qui les représentent. Les politiques ne sont pour eux que d’obscurs intrigants, voués aux gémonies d’un pouvoir leur échappant toujours. Amusés comme au cirque, ils regardent à présent la chose publique de loin, avec condescendance et mépris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en est, toutefois, qui ont à cœur les valeurs qui nous rassemblent. Mais ceux-là, combien ne sont-ils pas trompés et manipulés. Souvent raillés parce qu’ils s’intéressent à ce qui ne présente donc plus d’intérêt, ils courent toujours le risque de se tromper, parce que mal informés. Et nos valeurs disparaissent dans leur intérêt décentré et manipulé. Les plus belles valeurs de l’engagement et du rassemblement ont été tournées en dérision : France, Patrie, Nation, Honneur, Fidélité, Avenir, etc. sont en passe d’être vouées éternellement aux discours insensés des extrêmes, ou pire, encore, au mépris et à l’indifférence. Ce que nous, gaullistes, considérons comme le dernier degré de la valeur, l’extrême droite l’instrumentalise pour manipuler et tromper, et plus encore, la société civile est lassée d‘entendre en vain prononcer de tels mots. Inévitablement, nous assistons à la désaffection et au désamour pour la politique, à la lente montée du mépris pour la chose publique elle-même. La vie commune est donc délaissée. Nous entrons alors à pleine vitesse dans une ère d’individualisme forcené, ou les pire prévisions de Tocqueville se réalisent : séparés les uns des autres, nous nous mouvons confortablement dans le monde sans conscience des intérêts individuels, à mille lieux de ce que la Ve République voulait faire de nous. De Gaulle nous a légué des institutions qui permettent de vivre libres ensemble – nous n’avons retenu de ce legs que la pire des interprétations : nous pouvons vivre libres les uns à côté des autres. Etre ensemble ne veut pas dire « à coté », mais « de concert ». La désaffection pour la politique est aussi le signe de notre volonté de nous isoler des autres citoyens : peu nombreux encore sont ceux qui reconnaissent appartenir à la grande communauté nationale que le gaullisme nous a léguée.</p>
<p style="text-align: justify;">Communauté dans l’histoire, communauté dans l’adversité face à un présent douloureux, et communauté souhaitée pour affronter le futur. Nous refusons de brader ces valeurs pour satisfaire un confort social aux relents de relativisme moral. La juxtaposition et le déni d’unité nationale deviennent peu à peu les règles de la politique. Pire encore, en guise d’illustration : on attente aux fondements de la Nation, pour construire, semble-t-il, l’Europe. Le droit de vote sera accordé aux étrangers. Au nom du temps passé sur le sol national, les étrangers de tous bords pourront prétendre hériter d’une histoire que certains regardent pourtant comme un étranger passant en une terre inconnue. La Nation dépossédée d’elle-même – voilà à quoi notre modernité nous mène. Ce que les armes de nos anciens ennemis n’auront pas réussi, certains prétexteront que l’argent de l’Europe le fera. Une certaine idée de l’Europe, en tous cas. D’une Europe souhaitable, certes, mais aux contours politiques encore mal définis, et à l’action prématurée et incertaine. Ce n’est évidemment pas celle dont nous avons besoin. C’est là une image galvaudée et étriquée qui nous est offerte du rêve européen. Le multiculturalisme est en marche, les revendications ethniques se multiplient. La Nation décline.<br />
Et pourtant, nous voulons l’Europe. Mais non d’une Europe qui dévitalise les Nations. Si la forme politique de l’Union reste encore à déterminer, nous savons dès à présent qu’elle ne doit pas fondre les histoires dans le grand flou des commencements vagues et incertains. Notre engagement européen est total. Mais il ne prendra pas la place d’une identité nationale irrécusable, et fondamentale, sans laquelle nous nous abîmerons dans le consensus mou d’une politique sans idées, sans consistance, et sans cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant notre liberté est bien réelle ! Mais le problème vient de l’usage. Nous galvaudons incidemment notre liberté au nom du confort que la vie moderne nous offre. En proie au désir de posséder, nous espérons combler les lacunes morales du capitalisme par la possession matérielle. Notre monde est menacé par une récupération économique des grandes questions politiques : la liberté telle que nous la concevons aujourd’hui consiste à consommer librement. Les crises successives que nous avons connues ces dernières années imposent une régulation économique à l’échelle européenne. Cette régulation est une responsabilité commune que nous devons porter avec les Nations qui nous entourent et avec lesquelles nous voulons un avenir. Une telle régulation se fera au nom d’une vision globale porteuse d’une ambition à long terme pour notre espace commun. Si aujourd’hui les citoyens approuvent le diktat économique et considèrent que les Etats ne sont plus en capacité d’agir, nous devons trouver la force de leur rappeler que l’économie est au service de l’humain et non l’inverse. Pour reprendre le mot du général de Gaulle, « <em>l’efficacité et l’ambition du politique sont conjuguées avec la fonction et l’espérance de l’économie.</em> »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-6' id='fnref-706-6' onclick='return fdfootnote_show(706)'>6</a></sup>. Toute forme d’asservissement, surtout lorsqu’il est trompeur et se cache derrière un mieux-être collectif, est à combattre.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du « kaléidoscope des théories », les éléments d’action ne peuvent pas être complexifiés, et ce au nom de la liberté de tous telle que nous souhaitons la voir acquise et cultivée. A ce sujet, la modernité économique du gaullisme est sans ombre aucune : « <em>Quelle direction dois-je donner à l’effort économique pour qu’il réponde à la politique où je vais engager la France ? Au départ, puis au long de la route, l’idée que je m’en fais est simplement celle du bon sens.</em> »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-7' id='fnref-706-7' onclick='return fdfootnote_show(706)'>7</a></sup>. Force est de constater que ce bon sens disparaît peu à peu des esprits. Nos solutions alambiquées, nos schémas salvateurs exhibés à la télévision, et nos tours de passe-passe rhétoriques nous éloignent des rives sûres des solutions claires et efficaces. Derrière cela, les intérêts et les lâchetés.<br />
Pourfendeur de la liberté libérale, incompatible avec notre esprit et notre histoire, le Général de Gaulle place en avant la liberté dans l’organisation tout en donnant à l’Etat le rôle d’initiateur de pratiques sociales modernes (l’intéressement, la participation) et de gardien de ces pratiques, « <em>transposant ainsi sur le plan économique ce que sont dans l’ordre politique les droits et les devoirs du citoyen</em> ».<sup class='footnote'><a href='#fn-706-8' id='fnref-706-8' onclick='return fdfootnote_show(706)'>8</a></sup> Et c’est bien tout le sens que l’UJP souhaite redonner à l’Etat en la matière : « <em>la tâche de l’Etat consiste donc, non pas à faire entrer de force la nation dans un carcan, mais à conduire son évolution</em> »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-9' id='fnref-706-9' onclick='return fdfootnote_show(706)'>9</a></sup>.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, de toutes parts, notre liberté politique est menacée et notre mission est de la restaurer pour la voir prospérer. L’héritage du gaullisme est à nos yeux le seul antidote réel pour contrer les tendances liberticides de notre modernité. Etat fort et légitime dans son action, économie régulée, libertés publiques assurées, confiance nationale : tout est disponible pour faire face à la crise et réformer la France en profondeur, comme, en son temps, le général de Gaulle, puis, le président de Gaulle a su le faire. La véritable question qui se pose à nous, aujourd’hui, est plutôt : voulons-nous être libres ? Sommes-nous prêts à assumer, tous ensemble, rassemblés, le prix de la liberté politique ? Il n’y a nul doute : la montée silencieuse des intérêts individuels, les intérêts de partis, les querelles de personnes, les guerres de chapelles, l’entre-soi des accointances douteuses et des coteries, tout ceci fera obstacle au grand rassemblement des Français pour affronter la crise. « <em>Les rigueurs inhérentes au redressement</em> » soulèveront toujours les protestations des uns et des autres, « <em>sans que jamais soit défendue l’idée que le salut commun doive prévaloir sur les intérêts particuliers</em> »<sup class='footnote'><a href='#fn-706-10' id='fnref-706-10' onclick='return fdfootnote_show(706)'>10</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">Accoutumés aux charmes dangereux d’une société qui nous sert sur un plateau les besoins nouveaux dont nous pourrions nous passer, nous voulons le confort d’un choix déjà fait : entre politique et marketing, la frontière s’estompe. Certaines propositions entendues lors de la campagne pour les motions et donc les courants de l’Union pour un Mouvement Populaire témoignent à nos yeux de cet effacement :le droit de grève notamment des enseignants aurait pu être abordé à travers les progrès réalisés en matière de service minimum sous la précédente législature que par des tentatives d’enfermement et de dénonciation d’une corporation. La voie du progrès, de la liberté dans le respect de tous n’est pas celle du simplisme, ni celle du populisme. Trouvons donc ce qui nous rassemble, par-delà les partis et les différences sociales, accoutumons-nous à la valeur d’un tel rassemblement, et cessons de chercher les innombrables facteurs de division qui se sont, avec le temps, interposés entre nous.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle de l’Union des Jeunes pour le Progrès est donc d’exposer publiquement une pédagogie de la liberté, dont les jeunes sont naturellement l’enjeu prioritaire, car rien de grand ne se fait jamais sans la jeunesse. Le rôle assigné à un mouvement comme le nôtre, aujourd’hui dans l’opposition, est d’exposer publiquement nos différences avec la politique socialiste qui attente directement aux fondements de l’Etat. Le temps qui a passé, les préoccupations des Français et leur dispersion, les éloignent de la culture politique et juridique qui nous fait temporairement défaut. Et si les élans de grandeur passionnés dont nous sommes capables suppléent souvent à nos défauts, il n’est toutefois pas suffisant de les attendre.<br />
Notre grand Peuple a donc besoin de retrouver la confiance qui lui est vitale pour affronter les changements historiques dont notre époque est le témoin, la puissance nécessaire pour prendre la place que notre histoire nous assigne d’avance dans ces transformations, et le sentiment d’unité nationale qui sera le ressort d’un tel renouveau.</p>
<p style="text-align: justify;">Par <strong>Rudolph Granier</strong>, président de l&rsquo;UJP et <strong>Edouard Dal-Col</strong>, professeur agrégé de philosophie.</p>
<p style="text-align: justify;">Article initialement publié dans  le dossier « La Liberté » du  n°4 de la revue « Le Mouvement des Idées »</p>
<p style="text-align: justify;"><em id="__mceDel"> </em></p>
<div class='footnotes' id='footnotes-706'>
<div class='footnotedivider'></div>
<ol>
<li id='fn-706-1'>John Locke, <i><span style="text-decoration: underline;">Traité du Gouvernement Civil</span></i>, 1690 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-1'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-2'>Jean-Jacques Rousseau, <span style="text-decoration: underline;"><em>Du Contrat</em> Social</span>, Livre I, Chapitre 4, 1762 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-2'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-3'>John Locke, <i><span style="text-decoration: underline;">Traité du Gouvernement Civil</span></i>, 1690 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-3'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-4'>T. Hobbes, <i><span style="text-decoration: underline;">Léviathan</span></i>, XIII <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-4'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-5'>Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG)Titre III – Pacte budgétaire, Article 3, Alinéa 1, points a et b <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-5'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-6'>C. de Gaulle, <i><span style="text-decoration: underline;">Mémoires d’Espoir</span></i>, I, <i>Le Renouveau</i>, « l’économie » <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-6'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-7'>Ibid <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-7'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-8'>Ibid <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-8'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-9'>Ibid <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-9'>&#8617;</a></span></li>
<li id='fn-706-10'>Ibid <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-706-10'>&#8617;</a></span></li>
</ol>
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		<title>Pôt de fin d&#8217;année de l&#8217;UJP</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2012 16:20:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>

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		<description><![CDATA[Chères Amies, Chers Amis, En cette fin d&#8217;année, le Bureau National de l&#8217;UJP invite tous les membres, sympathisants et curieux pour un moment de convivialité et d&#8217;échange le jeudi 20 décembre à partir de 19h30 au : &#160; Vintage, 46 &#8230; <a href="http://www.u-j-p.fr/evenements/pot-de-fin-dannee-de-lujp.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chères Amies, Chers Amis,</p>
<p style="text-align: justify;">En cette fin d&rsquo;année, le Bureau National de l&rsquo;UJP invite tous les membres, sympathisants et curieux pour un moment de convivialité et d&rsquo;échange le <strong>jeudi 20 décembre à partir de 19h30</strong> au :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Vintage, 46 rue d&rsquo;Argout 75002 Paris</p>
<p>Nous aurons l&rsquo;occasion de vous faire part des prochaines actions de l&rsquo;association.</p>
<p>Nous n&rsquo;attendons que vous !</p>
<p>Le Bureau national</p>
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		<title>jeveuxrevoter.fr</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Nov 2012 12:09:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Soyons responsables ! L'UJP appelle à re-voter !
Droiture, Réflexion, Modération, Pragmatisme. <a href="http://www.u-j-p.fr/actualite/jeveuxrevoter-fr.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">L’UMP, notre parti, revendique un héritage Gaulliste et se doit donc d’agir en respect des valeurs du Gaullisme :. Plus encore, peut-on envisager que le pouvoir du chef de notre famille politique soit remis en cause par les doutes et la suspicion ?</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>Droiture</strong> nous impose de combattre toute forme de fraude à tous les échelons possibles. La <strong>Réflexion</strong> et la <strong>Modération</strong> veulent de nous que nous prenions le temps de mettre en place les solutions adéquates, sans déchaîner outre mesure les passions qui poussent de toute part à l’utilisation de termes forts et dangereux pour notre unité. Le <strong>Pragmatisme</strong> nous oblige à regarder la vérité en face : nous ne pouvons nous permettre de poursuivre dans la direction empruntée par notre famille ces derniers jours.</p>
<p style="text-align: justify;">L’UJP est convaincue que la solution proposée par nombre de nos représentants et soutenue par des milliers de militants est de <strong>revoter pour </strong>cette élection. Nous invitions donc chacun à signer la proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet sur le site <a href="http://www.jeveuxrevoter.fr">www.jeveuxrevoter.fr</a></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l’UJP appelle à la réorganisation d’un scrutin sur un mode <strong>électronique, </strong>avec intervention d’un <strong>acteur extérieur</strong> au parti afin d’assurer à la fois le bon déroulement du vote et du dépouillement, et l’impossibilité technique de fraude. Le coût de l’organisation d’un tel scrutin serait largement inférieur au coût du vote papier du 18 novembre dernier et sa transparence bien plus assurée.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre proposition n’est dirigée vers aucun des candidats et nous croyons que personne ne devrait s’effrayer d’un tel second scrutin : le vainqueur en sortira grandit, et soutenu de manière inconditionnelle par les 300 000 membres de notre famille. Espérons que nos dirigeants nous entendront, pour le bien de notre parti et de la France.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sagesse, dignité et respect</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Nov 2012 16:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous appelons l’UMP à exercer son rôle d’opposition et à concourir à l’expression de la démocratie en toute sérénité et en toute dignité. <a href="http://www.u-j-p.fr/actualite/sagesse-dignite-et-respect.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En janvier 2012, le Bureau national de l’UJP a donné mandat à son Président pour mener les négociations permettant à l’UJP de devenir Membre associé de l’UMP.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous maintenons aujourd’hui notre souhait de continuer à œuvrer en toute indépendance au sein de l’UMP. Les derniers événements consécutifs à l’élection du Président de l‘UMP nous incitent à lancer un appel au respect que toutes les parties se doivent. La dignité que nous devons à toutes personnes s’engageant au sein de l’UMP et plus largement aux Français doit prévaloir face aux intérêts particuliers. Chacun a le devoir de se tourner vers les solutions de consensus proposées et l’UJP se tient prête à concourir à cet esprit d’apaisement. C’est dans cette logique que l’UJP avait choisi de rester neutre.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous portons un jugement sévère sur les errements de la majorité gouvernementale qui tour à tour délite le lien social unissant les Français, néglige les enjeux européens dans le cadre des négociations budgétaires ouvertes sans concertation avec nos partenaires naturels comme l’Allemagne. Notre priorité à tous doit être le combat face au gouvernement socialiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, l’UJP pense d’abord aux Français qui subissent les effets de la crise. Nous appelons l’UMP à exercer son rôle d’opposition et à concourir à l’expression de la démocratie en toute sérénité et en toute dignité.</p>
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		<title>Et si on parlait du fond ?</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Nov 2012 09:50:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Les débats pour la présidence de l’UMP ne doivent pas occulter ce qui va constituer la ligne politique de l’UMP pendant les prochaines années. <a href="http://www.u-j-p.fr/actualite/et-si-on-parlait-du-fond.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://i0.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2012/11/logoGEM1.jpg"><img src="http://i0.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2012/11/logoGEM1.jpg?resize=640%2C274" alt="" title="logoGEM" class="aligncenter size-full wp-image-623" data-recalc-dims="1" /></a></p>
<p>A l’opposé d’un combat de personnes stérile, l’Union des Jeunes pour le Progrès tient à rappeler que le vote des militants pour les motions revêt une importance particulière.</p>
<p>Fidèle à son histoire, l’UJP apport son soutien à la motion « le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France ». Plus que quelques propos simples et parfois simplistes que nous pouvons malheureusement entendre aujourd’hui, l’UJP souhaite placer des idées nouvelles et de rassemblement au devant du débat politique. Nous regrettons que le débat se focalise sur des thèmes divisant les Français.</p>
<p>Fondé autour de notre attachement à l’idéal européen choisi et non subi, aux valeurs fondatrices de notre République, notre engagement porte une incroyable modernité en des circonstances troubles comme aujourd’hui. C’est en puisant dans les racines de notre histoire que nous pourrons affronter les tourmentes d’une crise qui ne connaît pas de fin et dont les socialistes n’assurent qu’une gestion au quotidien.</p>
<p>C’est donc avec conviction que nous soutenons la motion Gaulliste et appelons tous les militants UMP à se mobiliser lors du vote du 18 novembre.</p>
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		<title>Rencontre entre Roger Karoutchi et l&#8217;UJP</title>
		<link>http://www.u-j-p.fr/evenements/rencontre-entre-roger-karoutchi-et-lujp.html</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2012 10:43:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.u-j-p.fr/?p=600</guid>
		<description><![CDATA[Dans le cadre de l&#8217;élection à la présidence de l&#8217;UMP, et parce que l&#8217;équilibre n&#8217;est pas un vain mot à l&#8217;UJP, nous avons le plaisir de vous convier à la rencontre de Roger Karoutchi, Sénateur des Hauts-de-Seine et Directeur de &#8230; <a href="http://www.u-j-p.fr/evenements/rencontre-entre-roger-karoutchi-et-lujp.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_601" class="wp-caption alignleft" style="width: 314px"><a href="http://i1.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2012/10/Roger_Karoutchi_6.jpg"><img class=" wp-image-601   " title="Roger Karoutchi" src="http://i1.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2012/10/Roger_Karoutchi_6.jpg?resize=304%2C456" alt="" data-recalc-dims="1" /></a><p class="wp-caption-text">Roger Karoutchi<br />CC-BY-SA Eric de Coussac</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-align: justify;">Dans le cadre de l&rsquo;élection à la présidence de l&rsquo;UMP, et parce que l&rsquo;équilibre n&rsquo;est pas un vain mot à l&rsquo;UJP, nous avons le plaisir de vous convier à la rencontre de Roger Karoutchi, Sénateur des Hauts-de-Seine et Directeur de campagne de Jean-François Copé.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Nous partagerons également la vision de la motion gaulliste présentée par Roger Karoutchi. Véritable enjeu de démocratie interne, l&rsquo;élection du futur responsable de l&rsquo;opposition appellera également l&rsquo;organisation des différentes sensibilités au sein de l&rsquo;UMP. Nous débattrons ensemble de ce nouveau cadre de gouvernance du premier parti d&rsquo;opposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de vous proposer un éclairage différent sur cet événement pour l&rsquo;UMP, nous recevons donc Roger Karoutchi le mercredi 07 novembre à l&rsquo;occasion d&rsquo;un dîner.</p>
<p>Je vous propose de nous retrouver :</p>
<p>à la Brasserie Chez Jenny<br />
39 boulevard du Temple<br />
75003 PARIS<br />
à 19h30<br />
(Métro République &#8211; Temple)</p>
<p>Merci confirmer obligatoirement votre présence à contact@u-j-p.fr</p>
<p>Votre participation fera le succès de ce rendez-vous !</p>
<p>Pour le Bureau national,<br />
Rudolph Granier.</p>
<p>(Participation de 25 euros &#8211; Boissons prises en charge par l&rsquo;UJP)</p>
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		<title>Se rassembler autour de valeurs non négociables</title>
		<link>http://www.u-j-p.fr/publications/se-rassembler-autour-de-valeurs-non-negociables.html</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Oct 2012 13:42:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat entre François Fillon et Jean-François Copé nous a démontré la nécessité du rassemblement des Français autour de notre projet politique et le rassemblement au sein de notre famille politique. C'est tout le sens de notre contribution à la revue "Le mouvement des idées". Bonne lecture ! <a href="http://www.u-j-p.fr/publications/se-rassembler-autour-de-valeurs-non-negociables.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><em>Tribune de :<br />
Rudolph Granier, Président de l’UJP<br />
</em><em>En collaboration avec Edouard Dal-Col<br />
dans la revue : Le mouvement des idées </em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous vivons dans un monde où le relativisme moral menace les fondements de notre conception républicaine de l’Etat. Et plus encore : dans un monde où l’idée même de vivre-ensemble est remise en cause. Affirmer qu’il y a autant de valeurs que d’hommes ou de générations, et que toutes les valeurs sont égales, voilà la définition du relativisme moral.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette idée que tout se vaut est le fondement de la réclusion et de la division. Or, nous ne voulons pas d’une société civile atomisée, et encore moins d’une nation divisée. <strong>Les valeurs peuvent</strong>, certes, être facteur de division concernant certains sujets, mais elles peuvent aussi, et surtout, <strong>être structurantes</strong>. Nous pouvons nous opposer sur l’accessoire, et débattre sans fin des choses secondaires, mais nous devons veiller à nous <strong>rassembler sur l’essentiel</strong>. Les valeurs sur lesquelles est fondée la République ne se négocient pas. La République est un héritage dont nous avons à <strong>assumer l’histoire, pour envisager notre futur</strong>. Il ne nous appartient pas de renouer les fils du passé, ou de modifier l’esprit dans lequel il nous a été transmis. Mais l’usage que nous en ferons dépend de nous. L’Union des Jeunes pour le Progrès croit fermement que notre passé nous transmet des valeurs cardinales que nous devons respecter, car elles sont le fondement de la communauté nationale. <strong>Si ces valeurs ne se négocient pas, elles se partagent</strong> – et elles ont cet avantage sur les biens matériels qu’elles sont partageables à l’infini.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre histoire nous lègue les valeurs traditionnelles de l’union du peuple Français à travers <strong>la liberté, l’égalité et la fraternité</strong>. Si nous devons garder à l’esprit ces mots, ils doivent aussi se décliner en acte quotidiennement. Pour toute une nouvelle génération, ils sont sans doute trop abstraits. Ils sont pourtant aux fondements du respect que nous devons à chaque être humain en lui garantissant les libertés fondamentales et inaliénables que chaque Nation doit aux compatriotes qui la composent. Ces valeurs sont <strong>nécessaires à sa construction personnelle du citoyen et à sa participation à la vie publique</strong> : liberté d’opinion, d’expression, de culte, ou encore d’entreprendre. En corps politique, et non en tant qu’individus juxtaposés, les Français sont égaux devant la loi, devant le suffrage. L’égalité entre les sexes et l’égalité des chances sont des luttes de tous les jours. Au sein de la famille, en tant que citoyen ou plus simplement en tant qu’Homme, nous nous devons tous, les uns aux autres, la fraternité qu’exige notre nouveau monde. Ainsi, c’est par le partage autour des ces trois forces que les Français se rassemblent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le rassemblement est donc la valeur que l’Union des Jeunes pour le Progrès veut mettre à l’honneur</strong>. Nul ne saurait en être exclu s’il veut participer à la construction de la France de demain, et s’il en respecte le passé. Ce sentiment d’urgence qui définit notre attachement à la communauté nationale, ce sentiment qui nous unit autant qu’il nous définit, et renvoie à un passé édifiant, nous devons le cultiver intelligemment. C’est là ce qui dépend de nous : voulons-nous rassembler <strong>au-delà des frontières de nos habitudes</strong> ? Voulons-nous être entendu seulement de ceux qui nous écouterons, quoi que nous disions, où, au contraire, voulons-nous que <strong>la voix du rassemblement touche ceux qui se sentent exclus</strong> ? Il nous faut aujourd’hui faire ce choix, pour affronter les dangers de la division qui nous guette.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous assistons aujourd’hui en France à la croissance du déni de la vie commune : le repli sur soi est un mode de vie affirmé, et l’enfermement une règle. Face à cela, il faut que les valeurs humaines priment, et que nous cherchions à <strong>vivre ensemble</strong>. Plus que le rassemblement du peuple Français, il s’agit de convergence humaine sur des valeurs acquises pour certains peuples et qui sont encore un combat pour d’autres. <strong>La France doit porter ce message</strong>. Nous devons combattre l’individualisme rampant et affiché pour ne pas assister à la dissolution du lien social et au désintérêt complet pour les affaires publiques. Nous avons le devoir de refuser l’ère de l’indifférence pour la vie politique. L’Union des Jeunes pour le Progrès veut faire mentir Tocqueville en annonçant clairement que la participation au suffrage, que <strong>l’usage de la démocratie porte encore l’espérance d’un monde en devenir</strong>. La participation aux élections nous éclaire sur la lassitude de nos concitoyens. Notre lutte est ici. Et elle passe par le rappel incessant de nos facteurs de rassemblement. L’histoire de l’humanité nous enseigne les dérives et les drames issus du retrait des affaires publiques des citoyens : la servitude doucereuse, le despotisme centralisé pour en arriver à l’avilissement citoyen. L’Union des Jeunes pour le Progrès ne sera pas un acteur impuissant face à la naissance d’un nouveau monstre froid ou d’une bête immonde.</p>
<p style="text-align: justify;">Vivre ensemble, plutôt que vivre les uns à côté des autres. Voilà la grande mission du rassemblement ! <strong>Il n’est pas de valeurs propres aux jeunes</strong> : déclamer ce principe revient à fragmenter toute Nation. Dès lors qu’une valeur est partagée par tous, et sans doute par le plus grand nombre, alors sa vocation d’idéal moral lui permet de s’ériger en valeur de vie commune, en règle de vecteur de rassemblement. Nous devons lutter contre la montée du modèle multiculturel proposé par certains, qui s’oppose frontalement à notre tradition républicaine en portant incidemment les ferments de la division. Nos identités individuelles ne peuvent satisfaire notre conscience civique : <strong>le citoyen français est avant tout citoyen</strong>. Nos préférences individuelles, nos choix personnels, et même, dans une certaine mesure, nos craintes secrètes, tout cela, nous devons le maintenir dans les interstices silencieux du devoir. Seul compte l’avenir raisonnable de la communauté nationale, seul compte l’intérêt général. Mais comment faire triompher cette pensée, permettre aux citoyens de passer outre les malaises sociaux et les appréhensions politiques ? Nous pensons que la réponse est à trouver dans un vaste consensus sur ce que nous partageons tous, et sur l’avenir que nous voulons. Si les moyens diffèrent, la fin est la même pour tous : <strong>une France forte, redressée, unifiée</strong>.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Dîner avec Jérôme Chartier, Porte-parole de François Fillon</title>
		<link>http://www.u-j-p.fr/evenements/diner-avec-jerome-chartier-porte-parole-de-francois-fillon.html</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 09:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>UJP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Evénements]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.u-j-p.fr/?p=577</guid>
		<description><![CDATA[Quels sont les enjeux de l'élection du Président de l'UMP ? Quelle place pour l'opposition en France ? Retrouvez-nous avec Jérôme Chartier, Porte-parole de François Fillon, le 23 octobre. <a href="http://www.u-j-p.fr/evenements/diner-avec-jerome-chartier-porte-parole-de-francois-fillon.html">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#187;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-578 aligncenter" style="line-height: 18px;" title="jerome_chartier" src="http://i1.wp.com/www.u-j-p.fr/prodwp/wp-content/uploads/2012/10/chat_crise_jerome_chartier.jpg?resize=289%2C200" alt="" data-recalc-dims="1" /></p>
<p style="text-align: center;">
<p>La campagne pour l&rsquo;élection du Président de l&rsquo;UMP bat son plein. Afin de vous proposer un éclairage différent sur cet événement pour l&rsquo;UMP, nous recevons Jérôme Chartier le 23 octobre prochain à l&rsquo;occasion d&rsquo;un dîner.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le porte-parole de François Fillon, nous aborderons les enjeux de cette élection tant sur le plan de la démocratie interne du premier parti politique de France que sur sa conception de l&rsquo;opposition en France.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Je vous propose de nous retrouver :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Brasserie Chez Jenny</p>
<p style="text-align: center;">39 boulevard du Temple</p>
<p style="text-align: center;">75003 PARIS</p>
<p style="text-align: center;">à 19h30</p>
<p style="text-align: center;">(Métro République &#8211; Temple)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Merci de bien vouloir confirmer votre présence à contact@u-j-p.fr</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous vous attendons nombreux !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Participation de 25 euros &#8211; Boissons prises en charge par l&rsquo;UJP)</p>
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